On entend toutes sortes de choses sur l’emballage de carton ondulé. La présente section départage la pure fiction des faits avérés.

Mythe: Pour chaque emballage de carton, un arbre est coupé

Réalité: La plupart des emballages de carton ondulé fabriqués au Canada se composent à 100 % de matière recyclée. Celle-ci provient des vieux cartons récupérés dans les marchés d’alimentation et les usines, et par les programmes de collecte à la source. Seul un petit nombre d’usines utilisent un mélange de fibres vierges et de fibres recyclées pour fabriquer leurs emballages. Les fibres de bois ne proviennent donc pas d’arbres entiers, mais de copeaux de bois et de chutes de sciage laissés par le secteur du bois d’œuvre. On utilise le bois d’œuvre dans la construction des maisons et des hôpitaux.  Click on Trees

Mythe: Les ressources forestières du Canada s’épuisent.

Réalité: Le secteur forestier canadien (pâtes et papiers, bois d’œuvre, autres produits du bois) a récolté moins de 0,2 % de toute la forêt commerciale en 2010 (les données plus récentes ne sont pas disponibles). La loi oblige l’industrie à régénérer les forêts, et c’est ce que fait l’industrie. Environ 67 % de la récolte de bois est actuellement régénérée par l’ensemencement direct et la plantation de semis d’arbres, au rythme de 500 millions de semis par an (ou 1,36 million de semis par jour). La régénération naturelle fait le reste. Les lois provinciales prévoient que l’industrie doit cultiver de nouvelles forêts pour compenser ses récoltes de bois.  Click on Trees

 

Mythe: Au Canada, les emballages de carton ondulé (et les produits de papier en général) sont à l’origine d’un déboisement intensif.

Réalité: Selon Environnement Canada, seulement 0,01 % du couvert forestier a été déboisé en 2010. On entend beaucoup parler du déboisement des forêts tropicales, mais cela n’a rien à voir avec les forêts canadiennes, et encore moins avec les zones d’exploitation forestière d’où provient la matière première des emballages de carton fabriqués au Canada. Les principales causes de déboisement au Canada sont la conversion des zones boisées en zones agricoles, l’exploitation pétrolière et gazière et l’urbanisation. Règle générale, le secteur de l’emballage de papier et de carton n’est responsable d’aucun déboisement net, puisque le secteur forestier canadien veille à la régénération des forêts (plantation et ensemencement) selon les normes provinciales de développement durable. Actuellement, la récolte de bois se situe à 30 % en deçà de la limite fixée pour l’approvisionnement durable en bois.  Click on Trees

Mythe: Le réemploi est toujours « plus vert » que le recyclage.

Réalité: Le fait de réutiliser le même emballage pour la même utilisation semble être un meilleur choix environnemental que le recyclage. Ce n’est pas toujours le cas. Les systèmes de consigne consomment des ressources et de l’énergie. Cela génère des déchets et pollue l’eau et l’air. « L’emballage léger a des effets moindres sur l’environnement », reconnaît le secteur des plastiques et composites. Des questions de santé et de sécurité sont aussi liées à l’emploi de contenants réutilisables, à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’alimentation.Click on Box Design

Mythe: Tous les emballages cirés finissent au dépotoir.

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Réalité : Une portion négligeable des emballages de carton ondulé (environ 3 %) sont traités à la cire. Ce revêtement est nécessaire pour transporter les produits de volaille et d’autres produits alimentaires emballés avec de la glace ou de l’eau. Les cires standard rendent difficile le procédé industriel de retrituration des fibres récupérées, et donc leur recyclage. L’industrie a mis au point des solutions de rechange, dont les substituts de la cire, qui permettent la trituration et le recyclage des vieux cartons. On peut aussi en faire des bûches artificielles ou les mettre au compost, avec les déchets de table et les déchets organiques.  Click on Recyclable